Bilan d’un week-end au volant de la nouvelle Nissan Leaf

J’ai eu la chance de pouvoir être parmis les premiers en France à découvrir la nouvelle Nissan Leaf, 100% électrique, sur la côte d’azur. J’ai ainsi pû comparer cette Leaf avec les autres voitures électriques, et confirmer tout le bien que j’en pensais. Voyons ça ensemble.

300 000 Leaf de vendues

Début 2018, Nissan a annoncé avoir écoulé pas moins de 300 000 Leaf depuis son lancement en 2010. Malgré tous les défauts qu’on lui trouvait (notamment esthétiques), le succès est indéniable : il s’agit de la voiture électrique la plus vendue au monde, tous simplement.

Alors, presque 8 ans après, que proposent-ils pour que le succès de la première Leaf ne soit que le début de l’histoire entre Nissan et les véhicules zéro émission ? Tout d’abord, un look qui est beaucoup, beaucoup plus attirant. Voyez par vous-même, mais si la première Leaf vous faisait grimacer, je doute fort que celle-ci continue.

Ensuite, Nissan a équipé cette Leaf 2018 de batteries de plus grosse capacité : 40 kWh. J’en ai déjà parlé, mais sur une voiture électrique, ce dont tout le monde parle c’est d’autonomie. Et pour cette Leaf 2018, pas de miracle : avec sa batterie de 40 kWh, vous aurez autour de 300 km d’autonomie réels. Mais cela ne doit pas pour autant vous inquiéter, car la force de la Leaf par rapport à d’autres modèles, c’est le réseau de recharge rapide CHAdeMO, qui est le plus développé d’Europe.

En gros, en moins d’une demie heure, vous récupérerez l’équivalent de 200 km d’autonomie, ce qui est extrêmement intéressant par rapport à une Renault Zoe par exemple. Et c’est selon moi un des points qui est rarement considéré par beaucoup, au détriment de l’autonomie, car c’est moins passionnant d’en parler, mais c’est au moins aussi important.

En effet, entre une voiture avec 800 km d’autonomie mais qui se recharge en 4 heures dans le meilleur des cas, ou bien une avec 300 km d’autonomie se rechargeant en 40 minutes sur 80% des bornes du pays, vous choisirez sans doute la 2e.

Le temps de recharge est une préoccupation importante, dès lors que l’on effectue des trajets hors autonomie. Ainsi, sur un trajet de 600 km avec une Leaf 2018, vous vous arrêterez 2 fois 30 minutes, et vous pourrez facilement faire l’intégralité du trajet, là où avec une Zoé, il vous faudra sans doute vous arrêter 2 fois 1h 30, si tout va bien.

Nissan a tout de même annoncé un modèle « long range », pour 2019, avec une batterie de 64 kWh, et une autonomie autour des 500 km, de quoi rivaliser un peu plus avec la Tesla Model 3 ou l’Opel Ampera-e.

Des équipements dignes de 2018

Pour donner envie aux possesseurs de Leaf de renouveller leur voiture, et à ceux intéressés par les véhicules électriques de se tourner vers la Leaf, Nissan propose une série d’équipements qui valent le détour. Une conduite autonome de niveau 2 avec ProPilot, un système de navigation compatible Android Auto et Apple CarPlay, et enfin le dispositif e-Pedal, vous permettant de supprimer l’utilisation du frein dans l’immense majorité de vos trajets.

Commençons avec ProPilot, qui combine un régulateur de vitesse adaptatif à un maintien de la voiture entre les lignes de la route. Cela ne fonctionne pour le moment que sur voie rapide, et dès qu’un virage est trop prononcé, vous devrez reprendre la main sur le véhicule. Nissan est assez clair sur le fait que ProPilot est une assistance à la conduite, mais ne vise pas à remplacer le conducteur pour le moment. Disons que pour les longs trajets monotones sur autoroute ou les bouchons sur un périphérique, c’est vraiment parfait.

L’innovation principale de cette Leaf 2018 est le dispositif e-Pedal, vous permettant comme je le disais au-dessus de supprimer l’utilisation du frein dans la majorité des cas de figure. Si vous vous dites « oui, comme toutes les voitures électriques », je vous assure que vous vous trompez. Pour avoir conduit presque tout ce qui est disponible en France en voiture électrique, la Leaf 2018 est la seule à proposer quelque chose de la sorte.

Il ne s’agit pas là d’un frein moteur puissant qui ralentit fortement la voiture, non, on parle bien d’arriver à l’arrêt complet, en montée comme en descente, s’arrêter à un passage piéton, un feu rouge ou un stop, etc. C’est assez difficile à expliquer, mais vous contrôlez l’accélération de la voiture avec la pédale de droite, comme d’habitude, sauf que plus vous relâchez la pédale, et plus la voiture se met à freiner. Dans un premier temps uniquement du frein moteur, puis petit à petit les plaquettes vont serrer les disques, jusqu’à arriver à l’arrêt complet.

À l’usage, c’est diaboliquement efficace. Sur 200 km j’ai sans doute freiné 2 fois, alors qu’avec toute autre voiture, entre les feux, les stops, les passages piétons et autres manœuvres pour se garer, il y aurait facilement eu 20 fois plus d’appuis sur la pédale de frein.

Entre 28 000 et 33 000 €

Une voiture électrique, c’est cher à l’achat. La Leaf 2018 ne déroge pas à la règle, avec un panier moyen de 31 000 €, bonus écologique de 6 000 € déduit. On n’est pas sur la même voiture je vous l’accorde, toutefois une Zoé avec une autonomie et des dimensions comparables est environ moitié prix.

Par contre, vous n’avez pas de location de batterie sur la nouvelle Leaf, et ça c’est un gros point positif. Là où une Zoé vous coûtera environ 1 000 € par an en location de batterie, la Leaf 2018 vous coûtera 0.

Les nouvelles Leaf sont arrivées en concession Nissan, et je vous invite vraiment à aller l’essayer si vous êtes intéressé par les véhicules électriques, car elle vaut le détour. J’ai essayé de ne pas trop utiliser de termes techniques pour que l’article soit accessible au plus grand nombre, mais si vous voulez discuter plus en détail, n’hésitez pas à utiliser les commentaires ou bien à venir sur Twitter, je suis disponible comme d’habitude.

J’ai quelques rushs de vidéos au drone, j’essayerai d’en faire un joli montage comme celui d’Antoine lorsque j’aurai un peu de temps. Merci à tous de m’avoir lu, et à très vite sur b0b.fr !