Test du Samsung Galaxy S8+ : le smartphone parfait ?

Tout le monde en a entendu parler des semaines avant sa sortie : le Galaxy S8 était très attendu. Que vous soyez intéressés ou non par le dernier né de Samsung, il ne peut vous laisser indifférent. 1 mois après l’avoir reçu, il est temps pour moi de vous en parler en détail. Accrochez-vous, voici mon test du Galaxy S8+.

Une nouvelle tendance

J’en ai brièvement parlé dans mon article faisant suite à la conférence Samsung pour le Galaxy S8, mais cette année, la tendance sera aux écrans prenant le plus de place possible sur la façade de votre smartphone. C’est une excellente chose, et Samsung est un des précurseurs dans ce domaine.

Pendant les 6 années précédentes, les smartphones ont tous plus ou moins eu le même design en façade : des bandes sur les quatre extrémités, et un écran 16/9 entre ces 4 bandes. En 2017, cela va changer pour le mieux. Dans 5 ans, on aura sans doute plus de 95% de la face avant qui sera un écran, et aujourd’hui avec le Galaxy S8, on a déjà presque 85%. L’écran est au format 18,5/9, dont un peu plus haut que le traditionnel 16/9. C’est pratique lorsque l’on affiche deux applications en même temps par exemple, on peut bénéficier de plus de place pour chaque app.

Cela permet aussi d’affiner grandement le smartphone, tout en ayant une diagonale d’écran encore plus grande. ainsi un Galaxy S8+ avec un écran de 6,8 pouces est plus fin qu’un iPhone 7 Plus avec un écran de 5,5 pouces. C’est une chose à laquelle on s’habitue très vite, et le changement de ratio n’est pas du tout problématique.

Vous avez sans doute entendu pas mal parler de la lecture de vidéos 16/9 sur l’écran du S8, et notamment des problèmes que ça pose. Dites-vous simplement que l’iPad a un écran 4/3, et que l’immense majorité des gens s’en sert pour regarder des vidéos 16/9 également. Est-ce un problème pour autant ? Je ne pense pas. Vous avez le choix, soit avoir des barres noires en haut et en bas de la vidéo, soit étirer la vidéo pour l’afficher au format 18,5/9, légèrement zoomée donc. Personnellement je préfère la seconde solution, ne perdant presque pas d’information. Encore une fois, pas de problème important ici.

Est-ce que nous verrons des vidéos 18,5/9 apparaître dans le futur ? Je ne pense pas. Mais la tendance globale des smartphones sera bien à des écrans plus étirés qu’aujourd’hui, tout en restant avec des dimensions similaires. On enlève petit à petit tout ce qui n’est pas « écran » en façade, et voilà.

Un design exceptionnel

Qu’on se le dise : le Galaxy S8 est le plus beau smartphone qui existe. Aucun doute n’est permis là-dessus. Mais c’est aussi le flagship le plus récent, donc ce n’est pas anormal. Toujours est-il qu’aujourd’hui, vous pouvez poser n’importe quel smartphone à côté du S8, il aura l’air bien plus ancien dans tous les cas.

L’ensemble est vraiment très réussi : la face avant bien entendu, mais le tour tout en aluminium brillant donne une impression de produit vraiment fini, sans vrai défaut apparent… Jusqu’au moment où vous le retournez.

Tout le monde a vu que Samsung avait placé son capteur d’empreinte à un endroit plutôt inhabituel, là où l’ensemble des fabricants le centrent au dos du smartphone, ils ont choisi de le mettre plus que le côté droit. Alors oui, c’est déstabilisant, mais pour être tout à fait honnête, je pensais que ça allait être un souci bien plus important que ça ne l’est vraiment.

Je venais d’un Pixel XL, avec le capteur parfaitement centré, à hauteur agréable. Les 2-3 premiers jours avec le S8 me faisaient me demander si ma mémoire musculaire allait s’adapter, et bien après quelques semaines je dois dire que je ne me trompe plus du tout entre le capteur photo et le capteur d’empreintes. Étant droitier, mon index va facilement se poser sur le capteur d’empreintes, pour me permettre de déverrouiller le S8 de cette manière si je le choisis (je reviendrai là-dessus par la suite en parlant des méthodes de déverrouillage).

À part le capteur d’empreinte, le reproche qui est fait au S8 au niveau du dos concerne les traces de doigts qu’on peut facilement laisser. Et je ne peux qu’être d’accord là-dessus : j’avais un iPhone 7 Noir de Jais depuis sa sortie, et il y a beaucoup plus de traces de doigt au dos du s8 qu’il n’y en avait sur l’iPhone. C’est incroyable, et ça devient horrible très très rapidement. J’ai bien entendu collé un skin Dbrand dès que je l’ai reçu, et cela ne me gène plus du tout. Mais si vous utilisez votre S8 nu, et vous devriez car un beau smartphone comme ça ne se cache pas dans une coque selon moi, soyez prêts à voir plus de traces de doigts que sur n’importe quel autre smartphone que vous avez eu jusqu’à maintenant.

USB-C, charge rapide et par induction

Pour la première fois sur la gamme Galaxy S, l’USB-C que Samsung avait introduit avec le Note 7 est bel et bien de la partie. Vous vous doutez bien que je trouve ça génial, ayant de plus en plus d’appareils et accessoires USB-C. Nous sommes tous proches d’un futur avec un seul câble et un seul chargeur pour l’ensemble de nos périphériques nomades, pour mon plus grand plaisir.

Quoi qu’il en soit, le port USB-C du Galaxy S8 permet une charge vraiment rapide, de 0 à 100% en 90 minutes environ. Et lorsqu’on en a besoin, je vous assure que passer de 0 à 50% en quelques minutes seulement, c’est vraiment appréciable. Sur mon mois avec le S8+ maintenant, j’ai eu je pense 4 jours où la batterie ne m’a pas suffit, c’est tout. J’en suis par conséquent plutôt très satisfait, je pars le matin en étant confiant de rentrer le soir avec un peu de batterie, de manière bien plus certaine qu’avec mon iPhone lorsque je l’avais.

Avoir un port USB-C sur mon smartphone me permet, en weekend par exemple, littéralement de partir avec seulement un chargeur et un câble, qui servira pour mon MacBook Pro, pour mon S8, pour ma batterie externe. Cela fait selon moi désormais partie des avantages indéniables d’un port universel, et c’est le futur vers lequel lequel je souhaite aller : ne pas avoir à se soucier du port, câble, chargeur pour tous nos appareils.

Enfin, la charge par induction est de la partie, et je dois dire que je l’utilise beaucoup plus que je ne l’imaginais. Les désavantages sont toujours les mêmes : on ne peut pas se servir de son appareil pendant qu’il charge, et c’est lent. Mais le côté pratique prend largement le dessus. Lorsque je vais me coucher, je pose simplement le S8+ sur un socle à induction, et je suis garanti de me réveiller avec sa batterie à 100%.

Quand j’arrive au travail, j’ai un chargeur à induction sur le bureau, et j’y pose mon S8+ si besoin, le prends quand je pars en réunion, sans avoir un fil à débrancher. C’est un point positif, non indispensable bien entendu, mais qui facilite globalement la vie. C’est encore perfectible, notamment au niveau de l’efficacité et de l’intégration dans le mobilier, mais ça améliore un peu le quotidien.

Stock Android ne me manque pas

Venant d’un Pixel XL, la chose qui me faisait le plus peur était bien entendu le software. Et bien autant le dire directement : 1 mois après, je n’ai aucune envie de retourner sous Nougat version « Stock Android ». La surcouche Samsung Experience de Nougat est vraiment plaisante, avec des additions qui font que repasser sours Stock Android me paraît être une régression.

Que ce soit à cause des Edge Panels, de la gestion des captures d’écran, ou encore du multitâches, Samsung Experience est une réussite selon moi. Le fait de pouvoir facilement utiliser un thème sur le S8 est un gros point positif par rapport aux autres Android également, me permettant ainsi d’avoir quelque chose de plus sobre que l’interface par défaut proposée par Samsung.

Les notifications à la sauce Nougat sont bien là, pour mon plus grand plaisir, et dans l’ensemble, je n’ai vraiment rien en particulier sur le plan software qui me ferait repasser sous Stock Android. C’était ce que je redoutais le plus, mais vraiment, après 1 mois avec : je n’ai aucune envie de changer le software de ce Galaxy S8+. Les bénéfices de l’écran incurvé sont relativement faibles ailleurs que sur le niveau esthétique. Les Edge Panels sont bien utiles, notamment pour les captures d’écran et les raccourcis envers différentes applications, mais si l’écran était plat, la même chose serait possible.

Vous aurez remarqué que jusqu’ici je ne parle pas de Bixby, et pour cause : c’est pour moi quelque chose d’inexistant, invisible, au même titre qu’une application comme « iTunes Store » sur iOS. Je ne le vois pas, je ne m’en sers pas, il ne m’a jamais gêné. J’ai depuis le premier jour remappé le bouton Bixby pour ouvrir l’application Google, ce qui est plutôt pratique pour rapidement accéder à un assistant performant.

Je suis complètement convaincu par ce que propose Google et n’ait aucune envie de tester ou utiliser Bixby, donc je ne le fais pas. Bien entendu, ce bouton peut vous servir à ce que vous voulez, et c’est tant mieux. N’imaginez pas un seul instant être bloqué sur Bixby juste parce que 3 articles sur le net vous l’ont dit : c’est faux.

Quelques petits plus qui font la différence

Avec un design en façade qui va s’uniformiser entre les différents fabricants d’ici la fin de l’année, faire son choix sera sans doute de plus en plus difficile. Comme vous avez pu le voir, selon moi le S8 coche toutes les cases que l’on doit exiger lorsqu’on cherche un smartphone : il a le meilleur écran du marché, résiste à l’eau, se recharge rapidement, sans fil, a un design exceptionnel, et on trouve même le Bluetooth 5.0, qui permet de connecter 2 appareils en même temps. Je m’en suis récemment servi dans l’avion, où l’on pouvait facilement écouter un Podcast avec 2 casques Bluetooth en toute facilité.

Tout ça fait qu’aujourd’hui, c’est le smartphone à battre pour moi. Mais vous, qu’en pensez-vous ? Quelle a été votre expérience avec le S8 si vous l’avez eu ? Êtes-vous repartis sous iOS ? N’hésitez pas à m’en dire plus dans les commentaires ou sur Twitter, je me ferai comme toujours un plaisir à vous répondre. Merci à tous de m’avoir lu, et à très vite !

PS : quelques photos pour finir, prises au S8, pas de retouche mais compressées pour que ça puisse tenir ici.