Bref, j’ai acheté un NAS Synology

Après en avoir entendu du bien pendant des mois, j’ai enfin sauté le pas : j’ai acheté un NAS Synology. Voyons ensemble le pourquoi du comment.

Une histoire de stockage

Comme je le disais dans l’article où je présente mon setup (lire l’article ici), j’étais équipé de 2 disques durs de 3 To en RAID 0, branchés en USB 3.0 à mon Mac Pro. Les voyant se remplir de plus en plus depuis que je les ai, il me fallait un peu plus de stockage. Par conséquent, plusieurs options s’offraient à moi. Je pouvais racheter du stockage en USB 3.0, rationaliser ce que je stocke physiquement et en mettre une partie dans le Cloud, ou bien investir dans un NAS.

Nas Synology

Comme le titre de l’article le suggère, c’est cette dernière option que j’ai choisie. Dans un premier temps, je ne pensais avoir besoin que de stockage, et rien d’autre. Du coup, les NAS Synology me paraissaient bien compliqués pour moi – spoiler alert : c’est super simple –, et j’ai donc hésité avec un modèle de chez WD, mais vous m’en avez dissuadé rapidement.

Nas Synology
Le dos du DS414

Je suis donc parti sur le Synology DS414, pour 350 euros et quelques. Il s’agit d’un NAS 4 baies, pour lequel il me fallait des disques durs. Après m’être renseigné auprès des experts que je connais dans le domaine, à savoir Antoine et Maxime (lire l’article d’Antoine à ce sujet), j’ai décidé de prendre des WD Red, faits pour fonctionner dans les NAS 24 heures sur 24. Quitte à être tranquille pour un bout de temps, j’ai acheté 4 WD Red de 6 To. Voilà, ça fait un beau budget de 1 500 € pour s’équiper, en espérant que ça me permette de tenir quelques années sans souci.

Nas Synology

Mes 24 To en poche, il me fallait maintenant configurer tout ça. Pour mettre les disques dans le NAS, rien de bien compliqué, ça se fait sans outil, vous prenez le disque et le mettez dans les tiroirs prévus à cet effet, et voilà tout. Il ne reste plus qu’à le brancher, le connecter au réseau et le démarrer.

Synology, une configuration très facile

Une fois le NAS mis sous tension et connecté au réseau, il faut accéder à son interface depuis un navigateur. Comme c’est le premier démarrage, je me familiarise avec l’interface qui est très simple et épurée. La première chose à faire bien entendu est de choisir le type de RAID que je vais utiliser. Si vous n’êtes pas familiers avec ça, vous pouvez jeter un œil à l’article que j’ai fait il y a quelque temps ici, ou bien sur la page Wikipédia qui est très détaillée, ou encore me poser des questions dans les commentaires. Ayant 4 disques, je souhaitais faire du RAID5, mais ce n’est pas possible avec 24 To. Synology verrouillant bien son affaire, la seule solution pour avoir le plus de stockage possible tout en ayant de la redondance sur un disque, c’est le Synology Hybrid RAID (SHR).

NAS Synology 1

Le SHR est similaire au RAID5 sauf que, vous l’aurez compris, il n’est possible de réutiliser les disques sans les formater qu’avec du matériel Synology. Je me retrouve donc avec 24 To, dont un quart est réservé à la redondance. Modulo les giga-octets perdus au formatage, j’ai 16,36 To de disponibles pour moi, ce qui devrait me permettre d’être tranquille un bon bout de temps.

Comme je l’ai dit plus haut, c’était principalement pour du stockage que j’ai investi dans un NAS. Mais rapidement, j’ai utilisé bien plus que ça. Lors de la configuration, j’ai pu faire quelque chose de très utile : paramétrer l’accès à distance à mon NAS. En gros, je peux accéder à tout ce qui se trouve sur le Synology, même si je ne suis pas sur mon réseau domestique.

NAS Synology 2

Synology propose un service maison, QuickConnect, qui simplifie grandement la tâche de l’utilisateur. Pour faire simple, vous créez votre compte QuickConnect, et ensuite vous n’avez qu’à rentrer vos identifiants dans le panneau de configuration du NAS, et voilà ! Pas de règle de redirection de ports ou quoi que ce soit sur votre routeur, Synology s’occupe de tout.

Depuis mon iPhone, je peux gérer le NAS, accéder à tous mes dossiers, et même aux serveurs distants que j’ai montés sur le NAS, comme par exemple notre Seedbox Small de chez USeed. Ce qu’il est nécessaire de faire est juste d’attribuer une IP fixe à votre NAS, et c’est tout. Ayant changé de box hier, j’ai d’ailleurs pu voir que le NAS Synology était très simple à reconfigurer après ce changement, ce qui est un bon point pour les évolutions futures.

NAS Synology 3

Mais rapidement, je ne me suis pas limité à ça, j’ai pu explorer d’autres services intéressants, et grâce aux applications iOS et Android disponibles, améliorer mon Workflow.

Synchronisation, applications mobiles … tout y est

Pour terminer cet article sur le NAS Synology que j’ai acheté, je vais me concentrer sur les services annexes que j’ai pu utiliser. Le premier qui m’a vraiment simplifié la vie est Photo Station. Pour faire simple, il s’agit d’un service de consultation de photos que l’on peut synchroniser avec un tas d’appareils différents.

NAS Synology 4

Ayant un iPhone et un Nexus 6P, consulter les photos de l’un sur l’autre appareil n’est pas facile a priori, mais grâce à l’application DS Photo (Android/iOS), ça se fait sans le moindre problème. Dès qu’une photo est prise sur le Nexus 6P, elle s’envoie automatiquement sur le NAS, et je peux la retrouver directement dans l’application DS Photo sur l’iPhone. Pour un appareil sous iOS, il faut que je lance l’application pour que le transfert se fasse, mais ce n’est pas vraiment gênant.

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Je peux ensuite télécharger l’image sur l’appareil que je veux, ou bien seulement la consulter depuis l’application DS Photo. Sinon, pour la consultation de dossiers et fichiers, l’application DS File (Android/iOS) est bien adaptée, même si je regrette qu’il n’y ait pas les mêmes fonctionnalités que sur l’interface web du NAS. C’est fort dommage, du coup je vais rarement sur l’application, qui ne gère pas les dossiers distants comme la Seedbox.

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L’autre service dont je me sers est nommé Cloud Sync par Synology, et il est plutôt simple : il s’occupe de synchroniser un service de Cloud sur votre NAS, tout simplement. Que ce soit Dropbox, OneDrive, ou encore un WebDav comme il y a sur les Seedbox USeed, vous pourrez tout synchroniser sur le Synology, ce qui est pratique comme tout.

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Enfin, vous aurez remarqué que je ne parle pas de Plex, même si je suis un utilisateur de longue date, et pour la simple et bonne raison que je n’utilise pas le NAS en tant que Plex Media Server. Le Mac Pro s’occupe de ça, mais toute la bibliothèque Plex est stockée sur le NAS. D’après les retours que j’en ai, ce n’est pas encore au point sur les NAS, et surtout, ça ne le sera plus dès que le contenu en 4K sera disponible. Alors que le Mac Pro, lui, pourra transcoder tout ça sans le moindre souci.

Nas Synology

Il y a bien d’autres services disponibles et je ne vous ai ici parlé que ceux que j’utilisais, mais je suis convaincu que je vais en découvrir encore au fur et à mesure de l’évolution de mes besoins. Certains auraient été utiles il y a quelques mois, comme le serveur iTunes, mais avec l’arrivée de la bibliothèque musicale iCloud, ce n’est plus du tout nécessaire.

Voilà, j’espère avoir répondu à quelques-unes de vos interrogations sur les NAS Synology, et avoir fait le tour des questions que vous m’avez déjà posées sur Twitter ou dans les commentaires. Si toutefois vous souhaitiez de plus amples informations, ou si vous avez des remarques, les commentaires sont là pour ça. Je vous remercie comme toujours de partager cet article et de votre fidélité, et vous donne rendez-vous très vite sur b0b.fr !

EDIT : Ce n’est que le lendemain que je me rends compte de ce que j’ai oublié, à savoir les Time Machine. Sur le NAS, j’ai alloué un espace à chaque machine pour faire ses sauvegardes, et cela fonctionne extrêmement bien.

Nas Synology

Avant ça, je ne sauvegardais que très rarement le MacBook par exemple, mais désormais, la simplicité et le fait que je puisse le faire sans fil fait qu’il est sauvegardé plusieurs fois par semaine.